17 janvier 2010

. I just fret myself and it irritates me again today .

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Il fait beau, aujourd’hui. Je ne sais pas ce qui me déplaît le plus, les dimanches ensoleillés ou ceux pluvieux et nuageux. Le soleil caresse mes omoplates. Je me suis lavée les cheveux, ils sont encore très humides, et ils trempent mon cache-cœur. J’écoute HOLE, sourit, m’attendrit en remarquant que je connais les paroles. Mon corps est courbaturé, je m’étire douloureusement, balançant la tête d’avant en arrière, en rythme avec Uruha et Aoi, pour décrisper ma nuque raide. Je pense à toi, à ton corps. Je t’aime et ton absence me fait paniquer. Je voudrais te toucher, m’agripper à toi, me fondre en toi comme le parasite que je rêve d’être.

Il y a comme une barrière qui m’empêche de t’aider. Par qui a-t-elle été installée ? Toi ou moi ? Je me sens inutile, je ne sais pas parler. Je n’ai jamais vraiment su parler. Pardonne-moi. Même si m’excuser fait empirer les choses. Il y a tant de choses que je voudrais pouvoir te dire, pour me sentir mieux, pour que cette sensation de te retrouver face à un mur s’efface. J’aimerais pouvoir m’accrocher à ton tee-shirt, sécher mes larmes et enfouir ma tête dans ton cou. Mais dès qu’une phrase me vient, tu vois, j’ai comme un haut-le-cœur, je ne dois rien dire parce que je crains tout. Et j'oublie ce que je voulais dire. J’en ai assez d’être en colère, tout le temps. J’en ai assez d’avoir comme un trou dans le sternum, parce que c’est basé là, je le sais, quand mon cœur cogne trop fort, c’est de là que je le sens, c’est de là que viennent mes nausées, ma colère, tout. Mes doigts prennent naturellement la forme de la douleur, au milieu de ma poitrine, juste en -dessous de l’arête de mon soutien-gorge. Une légère pression, et ma respiration se libère, un peu. Je viens juste de découvrir que je pouvais me calmer comme ça, tout simplement. C’est une solution temporaire, mais c’est déjà mieux que rien.

Je lis les ‘‘Contes Macabres’’, d’Edgar Allan Poe. J’ai craqué sur le livre, ai dilapidé mon argent sans aucun remords. Je suis tout simplement tombée amoureuse de la couverture, de la texture rugueuse de la tranche, de l’étrange femme sur le devant, des dessins très Tim Burton, de l’odeur des pages, de tout. Alors j’ai voulu le posséder, l’avoir pour moi, l’exposer, le caresser, le lire, le relire encore et encore. Le premier conte m’a fait frémir, je l’ai lu hier soir, et je suis restée assise dans mon lit jusqu’à minuit, en écoutant des chansons plus ou moins bénéfiques pour ma santé mentale. Convaincue que personne, absolument personne n’allait m’enterrer vivante et m’arracher mes dents, j’ai pu m’endormir. Pour faire des cauchemars.

Quand je me suis réveillée, en sueur et en larmes, j’ai reçu un sms. De toi. Alors j’ai pensé à toi, à ton corps. Je t’aime et ton absence me fait paniquer. Je voudrais te toucher, m’agripper à toi, me fondre en toi comme le parasite que je rêve d’être.

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Posté par Dim-Scene à 13:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur . I just fret myself and it irritates me again today .

    Je ne sais pas faire de commentaires.
    Tu sais comme je suis, incapable de réconforter ou de parler correctement...
    Tout ce que je peux faire c'est espérer pour toi, et te soutenir de tout mon cœur pour que ça aille mieux...
    Et puis, prends un peu de temps pour toi, aussi. Allongée, si ça te détend, ou n'importe quelle position qui te fait du bien, et fais le vide.
    Allez, courage.
    <3

    Posté par Yaki <3, 17 janvier 2010 à 14:39
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